Peut-être qu’on n’est pas obligés qu’un enterrement soit si triste,Vu que nous on l’est déjà, si tristes.Peut-être qu’une bonne musique d’enterrementSerait au contraire une musique si joyeuseQu’elle adoucirait notre chagrin. Prix de la ministre de la CultureVitrine Chanson et Musique jeune public 2025 Marie a trouvé un animal, un petit animal mort sur le bord d’un chemin. A-t-il été renversé ? Est-il mort de vieillesse ? Quoi qu’il en soit, on ne peut pas le laisser là, tout seul, tout…
Peut-être qu’on n’est pas obligés qu’un enterrement soit si triste,
Vu que nous on l’est déjà, si tristes.
Peut-être qu’une bonne musique d’enterrement
Serait au contraire une musique si joyeuse
Qu’elle adoucirait notre chagrin.
Prix de la ministre de la Culture
Vitrine Chanson et Musique jeune public 2025
Marie a trouvé un animal, un petit animal mort sur le bord d’un chemin. A-t-il été renversé ? Est-il mort de vieillesse ? Quoi qu’il en soit, on ne peut pas le laisser là, tout seul, tout paumé, tout écrabouillé. Il faut l’enterrer, le célébrer. Se souvenir de qui il a été, même si on ne l’a pas très bien connu, et même pas connu du tout. Avec l’aide de ses amis musiciens, Marie va chercher comment se dépatouiller avec la mort, comment l’accepter ou du moins la rendre plus supportable grâce aux rites, à la musique, au chant et à l’amitié.
Parler de la mort aux enfants, en musique et à travers le prisme d’animaux “inconnus” permet d’approcher cette thématique de manière un peu plus détachée que lorsqu’il s’agit du décès d’un animal domestique ou d’un être cher.
Les compositions originales, teintées d’influences diverses allant de Purcell à Kraftwerk permettent d’insuffler de la beauté dans ces adieux. Les instruments – claviers, guitares et percussions – nous portent ; le deuil peut être une fête, un au revoir en fanfare. À travers ce spectacle, Marie Lecomte s’interroge: quels sont nos rituels collectifs, notre manière d’appréhender la mort et le deuil en tant que société ?